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J'ai écrit le guide que j'aurais voulu offrir à chaque vibe codeur

Publié: at 08:00 | (4 min de lecture)

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On n’apprend plus à coder comme avant — et c’est très bien

Le guide « Les 7 erreurs à éviter quand on code avec l'IA » — édition 2026

Autant vous le dire tout de suite : ce n’est pas un article de développeur aigri.

Je développe aujourd’hui augmenté par l’IA. Des agents de code — Claude Code et Kimi Code en tête — font partie de mon quotidien au même titre que mon IDE ou que Git. Ils écrivent du code, lancent mes tests, préparent mes commits. Mes merge requests passent sous l’œil de Bugbot avant le mien. Absolument tout mon code passe par l’IA : les bugs, les features, les tests, les refactos. Récemment, j’ai aligné 50 commits substantiels en 3 jours sur un projet de facturation électronique — un volume de travail qui, avant les agents, m’aurait demandé environ un mois.

Alors quand je vois quelqu’un débuter la programmation directement avec l’IA, prendre le raccourci, construire une vraie application en quelques week-ends… je ne vais certainement pas lui expliquer que c’est de la triche. J’aurais fait exactement pareil à sa place.

Mais.

Le raccourci est réel, les nids-de-poule aussi

En quinze ans de code, je n’ai jamais vu un projet s’effondrer parce que son code avait été écrit trop lentement. J’en ai vu s’effondrer parce que plus personne ne comprenait ce qui avait été écrit.

Et c’est exactement ce qui arrive aujourd’hui, en accéléré, à une génération entière de développeurs qui codent avec Claude Code, Copilot ou Cursor : les dix premières fonctionnalités arrivent à une vitesse grisante, puis la onzième casse tout. Chaque modification en détruit deux autres. On régénère en boucle, en espérant qu’à la prochaine tentative ce sera la bonne. Et une petite voix souffle le pire : « tu as triché, tu ne sais pas vraiment coder, ton projet est irrécupérable ».

Cette petite voix se trompe. Ce qui arrive à ces projets n’a rien de nouveau : coder sans plan, accepter sans relire, croire sur parole, ne rien tester, déployer sans sécuriser — ces erreurs existaient bien avant l’IA. Je les ai toutes commises, et je les ai vues vivre dans mon propre code : une référence réglementaire inventée par l’IA, crédible au point de survivre à plusieurs revues, a bien failli faire rejeter des factures parfaitement valides.

Ce que l’IA a changé, c’est l’échelle. Un développeur fatigué fait une bêtise de temps en temps ; un agent en pleine forme peut en produire dix par jour, toutes plus crédibles les unes que les autres.

Alors j’ai écrit le guide

Il y a des années, j’ai écrit un premier guide pour les débutants : « Les 7 erreurs à éviter pour bien débuter en programmation ». Les erreurs de fond n’ont pas bougé. Mais la question d’entrée, elle, a changé : on ne me demande plus « quel langage choisir », on me demande « comment coder avec l’IA sans que ça déraille ».

Voici donc sa suite, et elle est offerte : « Les 7 erreurs à éviter quand on code avec l’IA — par un développeur qui l’utilise tous les jours, après 15 ans de code ». Au programme :

  1. Prompter avant d’avoir compris le problème — et la règle des 5 lignes ;
  2. Accepter du code qu’on ne sait pas relire — devenir le reviewer de son IA, jamais son greffier ;
  3. Croire l’IA sur parole — et la question la plus rentable qui soit : « d’où sors-tu ça ? » ;
  4. Déboguer en régénérant au lieu de comprendre — 2 régénérations maximum, et Git en ceinture de sécurité ;
  5. Empiler les fonctionnalités jusqu’à l’effondrement — le plan d’appartement qui tient un projet debout ;
  6. Confondre « ça s’affiche » et « ça marche » — les 5 cas méchants à tester avant chaque mise en ligne ;
  7. Mettre en ligne un code que personne n’a sécurisé — la checklist de celui qui déploie vite depuis 15 ans.

Pour chaque erreur : une histoire vraie de production, une analogie simple, et un bon réflexe applicable le soir même. En bonus, la checklist du pilote à imprimer et un lexique express des termes que l’IA emploie sans jamais les expliquer.

Épilogue

Ma conviction tient en trois phrases, et elle est sur la quatrième de couverture : l’IA fait la vitesse. La discipline fait la qualité. Et le développeur, dans tout ça ? Il fait ce qu’aucun des deux ne sait faire : il tranche.

Le guide est gratuit, et il est ici : Les 7 erreurs à éviter quand on code avec l’IA.

Et vous — quelle est l’erreur que l’IA vous a fait commettre et que vous n’êtes pas près d’oublier ? Racontez-la-moi en commentaire, je me ferai une joie de vous répondre.

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